VISITE D'UN JOURNAL  

VISITE DES DNA

 

Compte rendu de la visite des 4e2, le 25 mars 2008 :

Florine M. raconte  la fabrication du journal :

"Après la rédaction de tous les articles et la mise en page du journal, le journal est imprimé sur du papier. Ensuite, on tire le négatif du papier (ce qui était écrit en blanc devient noir et ce qui était écrit en noir devient transparent). Le négatif est  photosensible , c'est pour cela que dans l'atelier, la lumière est jaune. Les films négatifs sont alors réimprimés sur des plaques en aluminium. Tout cela s'appelle la prépresse.

L'impression du journal débute vers 23h pour les éditions les plus lointaines (l'édition de Strasbourg est donc imprimée en dernière). Le papier utilisé est entièrement recyclable, ainsi que les plaques en aluminium et les films négatifs. Un rouleau de papier pèse une tonne et environ quarante tonnes de papier sont utilisées chaque soir !

L'impression a lieu sur les rotatives, des énormes machines. Le papier est élevé jusqu'à la rotative et l'impression peut commencer. La plaque en aluminium est accrochée à un cylindre de la rotative. cette plaque est d'abord mouillée (car l'eau permet de ne pas mettre de l'encre n'importe où) puis encrée. L'encre est ensuite transférée sur le blanchet qui est imprimé à l'envers. Le blanchet tourne et dépose l'encre sur le papier journal qui est cette-fois imprimé à l'endroit.

L'impression en couleur se fait en quatre étapes : on imprime d'abord en cyan, puis en magenta, ensuite en jaune et pour finir en noir. Des imprimeurs vérifient tous les détails (que les lignes sont bien en continuité, que les couleurs sont bien superposées...). La rotative imprime à peu près quinze journaux par seconde !

Ensuite le journal est plié et découpé et passe dans une machine appelée l'encarteuse pour pouvoir éventuellement y glisser le(s) suppléments(s) du jour. Les journaux achèvent leur parcours au service de l'expédition, où ils sont déposés dans les camions qui les livreront. Si tout va bien, les journaux seront alors à 7h00 dans les boîtes aux lettres des abonnés."

Patrick M. apporte quelques précisions :

"Les Dernières Nouvelles d'Alsace n'ont pas toujours été écrites en français et ne s'appelaient donc pas non plus toujours ainsi. Au tout début, c'est un homme qui a eu l'idée de faire paraître un feuillet d'actualité (deux pages maximum), et il le distribuait gratuitement. Son petit journal était écrit en allemand puisque de son temps, l'Alsace était germanophone. Puis on fit paraître de plus en plus de pages, écrites en français et en allemand (bilingues). Le journal eut plusieurs noms comme "Les dernières Nouvelles" , puis "Les Dernières Nouvelles de Strasbourg" et ensuite "Les Dernières Nouvelles d'Alsace".

La fabrication de ce journal prend toute une journée. Le matin, il y a une réunion entre les responsables du journal et les journalistes qui proposent leurs idées sur les infromations à faire paraître dans le journal du lendemain, et sur la mise en page de la Une. Ils décident alors d'envoyer tel ou tel journaliste à des endroits précis pour qu'ils recherchent les informations nécessaires et rédigent les articles.

Les infographistes font la mise en page du journal sur leurs ordinateurs, pour après imprimer leur travail sur des feuilles de papier format A3. Chaque feuille est mise dans une machine qui reproduit son image en négatif. Cette image (qui est maintenant plastifiée) est superposée à une plaque photosensible et toutes les deux sont mises dans une machine qui insolera la plaque photosensible. Sur cette plaque, il est donc inscrit exactement ce qui était écrit sur la première feuille imprimée. Cette plaque est placée au milimètre près sur un des nombreux cylindres de la rotative, une machine immense qui permet d'imprimer des milliers d'exemplaires.

Au début de la rotative est placé un rouleau de papier recyclé d'une tonne. Ce papier se déplace sur la rotative grâce à la rotation d'un bon nombre de cylindres qui vont de plus en plus vite. Pour les images en couleurs il faut quatre plaques photosensibles identiques et les trois couleurs primaires (jaune, bleu, rouge) plus le noir. Chacune des plaques est imbibée d'une des quatre couleurs. Le papier est pressé contre chacun des quatre cylindres imbibés. La peinture n'est donc pas mélangée mais superposée.

Ensuite, des spécialistes  de l'impression vérifient que les couleurs sont bonnes et que tout se passe bien. Si tout va bien, les journaux sont empilés avec sur le dessus un papier sur lequel est écrit l'endroit où il doivent être envoyés.

Tous ces journaux sont fabriqués et empâquetés durant la nuit et ils sont au plus tard distribués à partir de 4h00 du matin : déposés dans les boîtes aux lettres des abonnés ou vendus par des marchands de journaux dans leurs kiosques."

 

 

 

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